Le
feedback.
Que
vous soyez manager, responsable d’une équipe, chef d’entreprise,
enseignant... mère ou père de famille, vous êtes
amené à dire ce que vous pensez d’un travail, c’est le feedback.
La pnl insiste sur l'importance du climat de confiance et de respect
mutuel.
La pnl postule une intention
positive (voir
terminologie).
L' intention positive à l’égard de la personne
recevant votre feedback signifie que vous souhaitez lui donner des
informations utiles et surtout exploitables.
Caractéristiques d’un bon feedback?
Nous retrouvons les
grands principes de la communication.
D'abord, la relation:
En pnl on parle de rapport (voir
le rapport).
Créer une bonne relation est un préalable indispensable avant
de délivrer des informations. Mettez en place un climat de respect
et confiance réciproques. La flexibilité (voir
présupposés de la pnl)
autre qualité prônée par la pnl vous permet de vous adapter
en permanence à votre interlocuteur et au contexte.
Des informations,
plutôt que des appréciations.
Un feedback
pour être utile doit être informatif. Les appréciations comme "bravo, c’est bien ou très
intéressant" sont sympathiques mais ne disent pas en quoi la
personne a bien fait et ne dit rien sur les pistes d'amélioration.
Exemple . je trouve que ton rapport est intéressant: tu as
montré clairement les points essentiels (dire quels sont ces points
essentiels), de plus tu es précis (dire en quoi la personne est
précise) et
contextuel...
Soyez
positif et commencez par cela!
Votre secrétaire a fait un excellent
travail. Vous avez repéré des fautes d’orthographe, ne commencez pas par
cela. Dites en premier ce qu’elle
a fait de bien, ensuite et seulement ensuite, dites lui ce
qu'elle peut améliorer...
J’ai un ami agent immobilier. Je l'accompagne parfois
lorsqu'il visite pour la première fois une maison. Il commence
toujours par me parler de ce qui est bien, et ensuite, il
me lâche: " évidemment s’il n’y avait pas ce...,
ce serait mieux; mais enfin, quand même, tu ne trouves pas qu’elle
a une sacrée... cette maison?".
Un
bon feedback est limité.
Trop d’informations tuent l’information,
c’est le problème de la dilution.
De plus, s’il y a trop de choses à dire (en mal) c’est
qu’il y a un problème de cadrage, de positionnement:
- La
personne est-elle faite pour le poste ?
- A-t-elle besoin d’une
formation complémentaire?
- Les conditions dans lesquelles le travail a été
réalisé étaient satisfaisantes? - Avez-vous
été clair, précis, contextuel dans votre demande?
Si
un élève fait 20 fautes dans une dictée, il est inutile
de lui faire des remontrances, il faut aborder le
problème sous un autre angle (cours complémentaires,
révisions...). L'enseignement est-il adapté à cet
élève?...
Vous êtes plutôt
spécifique, plutôt global.
Si
vous êtes plus spécifique que global, attention à vos feedbacks. Le
spécifique est branché sur les
détails (bons ou mauvais), il lui sautent aux yeux comme des pop
corn dans une poêle à frire! Le global a une vision plus large, il a une
vue d'ensemble.
Un
bon feedback se fait au bon moment, au bon endroit.
Il faut
que la personne puisse vous écouter dans de bonnes conditions et que
soyez vous-même disponible, c’est un moment important, facteur d’améliorations
et de compréhension réciproque.
Je ne fais jamais un feedback dans un couloir, entre deux portes et dans
le va et vient. J’aime être dans un endroit tranquille et serein,
propice à un échange assertif.
Soyez clair,
précis, compréhensible.
Je vous invite
à vérifier régulièrement que votre interlocuteur a bien compris ce que vous
avez dit.
Des
pistes de progrès.
Un bon
feedback doit proposer des pistes de progrès. Proposez, plus qu’imposez.
En imposant vous créez des zones de résistance.
Je préfère que les personnes qui travaillent avec moi participent,
proposent, suggèrent.
La
conclusion.
Un
bon feedback doit comporter une conclusion positive et globale.
Ne
terminez pas sur un détail, même positif.
Parlez de l’ensemble en proposant des perspectives par
exemple après avoir fait un feedback sur un dossier de 100 pages,
ne
terminez pas par : "Très bien ta remarque à la page 18
sur..." ou pire encore : "Dommage que tu es
oublié...".
Pour
résumer
-
Première
couche : ce qui est bien: précis, contextuel
- Couche
du milieu : ce qui peut être amélioré et si possible en donnant
des pistes d’amélioration.
- Dernière couche : on dit ce qui est bien dans l’ensemble en
prenant du recul, plus de perspectives (heureuses).
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