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L'écoute en PNL.
On est tous sensé
savoir écouter.
Et pourtant, ne serait-ce pas ce qui manque le plus?
Observez deux personnes qui communiquent, vous vous apercevrez que
la personne qui est sensée écouter et en fait en train
d'attendre avec plus ou moins d'impatience l'occasion de prendre
la parole à son tour. La personne qui "écoute" est
d'avantage en situation "d'écoute interne" qu'externe.
Ce qui est le plus remarquable lorsque l'on observe d'excellents
communicateurs, c'est leur capacité d'écoute, leur
manière de se centrer sur l'autre (sur son modèle
du monde) en s'affranchissant de son propre système de référence
en faisant ce que Bateson
appelé faire page blanche.
Trop souvent les gens passent plus de temps à s'écouter qu'à
écouter les autres.
Le besoin d'être écouté explique certainement que cette page est
l'une des pages les plus visitées de france-pnl.com et ceci
quelque soit la nationalité du visiteur, universalité du
besoin...
Apprenez à écouter ce que
dit votre interlocuteur (contenu) et aussi la manière dont il
vous le dit
(la forme).
J’assistais, il y a quelques années à une
conférence dont le sujet était: La communication.
Depuis une heure, le conférencier nous parlait en fait de
"technique de persuasion".
J’avais le sentiment qu’il ne persuadait pas
grand monde. Il s’interrompt et ouvre une "fenêtre". Y a t’il une
question ? Je profite de cette aubaine pour lui demander :
" Il faut un à deux ans à un enfant pour
apprendre à parler, ne pensez-vous pas qu’il lui faudra beaucoup plus pour
apprendre à écouter? ".
Après quelques secondes de silence
(général), il a rebondi sur ma question. Il nous a parlé des techniques d’écoute,
ce faisant, pendant l’heure qui a suivi, il a montré le meilleur de lui même,
c’était un excellent conférencier, il avait simplement oublié l’essentiel.
Manifester un bon
niveau d'écoute
est un préalable
pour créer une bonne relation
(le rapport)
Communiquer, ça commence par écouter,
faites-le,
et montrer que vous le faites !
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J’écoute mon interlocuteur, donc : |
Je
me centre sur mon interlocuteur:
Je le
regarde (sans le fixer, ce qui rend certaines personnes mal à l’aise).
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Je
lui montre que je l'écoute:
Je lui
fais des signes d’acquiescement de la tête pour lui montrer que je le suis. |
| J’utilise des expressions comme : je vois, c’est
ça, oui, bien sûr…
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| Je reprends comme un écho certains mots importants
mais sans automatisme.
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| Je peux reprendre une partie de la phrase pour
orienter le discours :
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Exemple :
" J’ai décidé de rencontrer
Jean ".
moi: Tu as décidé de rencontrer Jean ?
Et il rebondi: " Oui , parce que cela m’a semblé
important de… "
moi: " Oui bien sûr ". |
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- Je lui demande
de me confirmer un point important :
" Ce que tu veux dire c’est que… "
Faîtes ceci sans interpréter.
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- Si je n’ai pas compris je lui demande un éclaircissement.
" Je n’ai pas bien compris ce que tu
as voulu me dire par…
Cela montre à quel point vous être
intéressé et
attentif.
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- je reformule (lorsque tout est clair) sans interpréter, sans juger avec
mes mots.
Est-ce que si je dis que " … ",
cela correspond bien à ce que tu as voulu me dire.
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Après le contenu, la forme du discours.
Que
met votre interlocuteur devant ses verbes?
Ce sont les opérateurs modaux, ils modifient le sens du verbe et
renseignent sur la manière dont la personne s'y prend pour se
motiver, pour être, faire ou avoir.
Ils révèlent notre autonomie, notre enthousiasme, notre
obéissance à des règles ou à l'inverse notre autonomie.
Penons l'exemple du verbe faire, votre interlocuteur dit-il?
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| Je veux faire. |
Ils
indiquent la volonté. |
| J'ai
envie de faire. |
État
interne positif: Enthousiasme,
le moteur est plus au niveau du plaisir. |
| Je dois faire. |
Le
devoir |
| Je peux faire. |
La
capacité |
| Il faut que je fasse |
La
nécessité:
Ils
indiquent le pouvoir personnel que notre interlocuteur se donne
par rapport à lui même, aux autres, à son environnement. Obéissance,
à des règles, à des contraintes auxquelles votre interlocuteur
se soumet... |
Le
temps:
Je dois, je devrais
Il faut, il faudrait |
La
conjugaison du verbe change le degré d'implication de votre
interlocuteur.
Je devrais signifie bien souvent: je ne ferai pas. Vérifiez le
degré d'implication de votre interlocuteur en lui posant une
question:
- qu'es-ce qui t'en empêche?
- de quoi as-tu besoin pour le faire vraiment? |
| Le
passage d'un opérateur modal à un autre vous renseignera
sur la manière dont les choses évoluent, se construisent
dans l'esprit de votre interlocuteur: j'aimerais bien, j'ai
envie, je dois, je veux... |
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Votre perception
est-elle spécifique ou globale?
Posez vous la même question pour votre
interlocuteur.
Percevoir les choses globalement,
c'est voir l'information dans son ensemble, se faire en premier une idée
générale.
A l'inverse, le spécifique, plus
analytique, verra les détails (il sera meilleur en orthographe) en
premier, il découpe l'information.
Nous ne sommes pas totalement
global ou spécifique, mais nous avons des dominantes.
Si
vous êtes "spécifique" et que par votre écoute, vous avez
remarqué que votre interlocuteur est "global"(ou l'inverse), augmentez
votre flexibilité et
veillez bien à maintenir le rapport.
contact@pnl-france.fr
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Robert
Larsonneur
Enseignant certifié en PNL |
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