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A l'évidence, les progrès fantastiques des
neurosciences et les découvertes présentes et à
venir du fonctionnement du cerveau intéressent au
plus haut point les sciences cognitives.
Notre cerveau est unique et fait de chacun d'entre
nous une personne unique.
Est-ce à dire qu'à notre naissance tout serait
déterminé (génétique) rien ne le prouve, ni
les neurosciences ni ni (et encore moins) la
PNL.
La querelle entre l'inné et l'acquis est
(presque) aussi vieille que le monde. Aristote
pensait que tout provenait de notre expérience
alors qu'à l'inverse Descartes et dans une
moindre mesure Diderot considéraient l'inné
comme prédominant.
Permettez moi de vous donner mon opinion (en PNL
on parle de croyance), l'inné joue un rôle
important... au départ que l'expérience (disons
la vie) peut moduler considérablement dans un
sens comme dans un autre. J'aurais l'occasion de
développer ce point de vue.
Les neurosciences nous montrent l'importance de la
plasticité cérébrale. Elles nous disent que
certes nous perdons chaque jour des neurones mais
qu'il semble que le nombre de dendrites et de
synapses soit plus déterminant que le nombre de neurones.
Elles mettent également l'accent sur l'importance
des neurotransmetteurs.
Nous pensions que nous cessions produire de
neurones après la naissance -faux- il existe,
chez l'adulte, une neurogénèse dans le bulbe
olfactif et dans l'hippocampe (tous deux
impliqués dans la mémoire et dans
l'apprentissage). Au passage, il a été montré
que le stress et la dépression entraîne une
diminution de cette neurogénèse.
Formations PNL et neurosciences.
Bien que l'étude du fonctionnement du cerveau ne
fasse pas parti du programme de PNL, j'ai décidé
d'inclure dans mes formations PNL les bases des
neurosciences. Il ne s'agit en aucune façon de
former les stagiaires en PNL aux neurosciences
mais simplement de permettre à ceux qui le
souhaitent d'entrevoir le fonctionnement
passionnant de notre cerveau.
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Robert
Larsonneur
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Enseignant certifié en PNL
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Diplômé du certificat d'études supérieures
de cytologie* et d'histologie*
générale de la faculté de
médecine de RENNES
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* cytologie: étude de la
cellule (structure et fonctionnement).
* Histologie: étude des
tissus.
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Cerveau
gauche
et
cerveau droit. |
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Tout
d'abord et c'est une évidence, nous
n'avons qu'un seul cerveau. Le cerveau dit
gauche désigne en fait l'hémisphère gauche et
le cerveau droit l'hémisphère
droit.
Donc, d'un point de vue anatomique (nous
verrons plus loin l'aspect fonctionnel), nous
avons deux hémisphères distincts qui
communiquent entre eux par le corps calleux
Si chaque hémisphère présente une
spécificité, celle-ci n'est pas celle
habituellement décrite par le distinguo
cerveau droit cerveau gauche; de plus les
choses sont plus complexes qu'il n'y parait.
Voici quelques notions qui rendent
compte de cette complexité:
- Il existe
une compétition entre les deux
hémisphères. Un trouble lié à une
altération d'une zone de l'hémisphère
droit peut être amélioré par une
lésion des neurones "miroirs"
de l'hémisphère gauche ( effet Sprague).
- Compensation:
A l'inverse de l'exemple précédent, les
conséquences d'une lésion cérébrale
peut être atténuée par un processus de
récupération fonctionnelle du fait de la
prise en charge de certaines fonctions par
le côté sain!
- Les effets
trompeurs de l'imagerie cérébrale*.
L'imagerie cérébrale est à l'origine
d'avancées considérables sur la
connaissance que nous avons du
fonctionnement du cerveau et permet
d'envisager des traitements par
stimulation** de certaines zones en cas de
lésion. L'imagerie cérébrale ne montre
que les zones d'activités or pour qu'un
phénomène se produise, il faut qu'il y
est activité de la zone activatrice et
inactivité de la zone inhibitrice sinon
nous aurions une neutralisation. La zone
inhibitrice est autant impliquée dans le
mécanisme global, l'imagerie cérébrale
ne dit rien de cette inactivité.
Le fait qu'une aire cérébrale devient
visible ne signifie pas qu'elle est la
seule impliquée.
- Une action
comme la lecture est un processus complexe
(reconnaissance visuelle + affectation
d'un sens + ...). La lecture est une addition
de phénomènes impliquant différentes
zones du cerveau activées en parallèle:
hémisphère gauche: aires de Broca et de
Wernicke; région occipitale
(reconnaissance visuelle); région
temporale antérieure et frontale inférieure
(accès au sens)...
La lecture des mots mobilise
l'hémisphère gauche, la lecture des images
l'hémisphère droit. La lecture d'un
bande dessinée mobilisera donc les deux
hémisphères. Ajoutons un peu de complexité
en précisant que les mots situés à
gauche lors de lecture passent par
l'hémisphère droit et seront
transférés à gauche (par le corps
calleux) en 0,2 secondes.
Conclusion:
Les
progrès des neurosciences vont nous amener à
reconsidérer notre vocabulaire. Nous pouvons
continuer à utiliser les termes de cerveaux
gauche et droit comme nous parlons de cerveau
reptilien, cerveau limbique... à condition
de préciser qu'il s'agit d'un langage
métaphorique. Comme nous ne pouvons au
détour de chaque phrase préciser que
cette"appellation" est du domaine
métaphorique, nous nous exposons à des
critiques bien compréhensibles.
* Imagerie
fonctionnelle cérébrale: Elle permet de
visualiser le cerveau en fonctionnement. TEP:
tomographie par émission de positon. IRM
imagerie par résonance magnétique. La
magnéto-encéphalographie détecte les
variations de champ magnétique provoquée par
les courants neuronaux (1 milliard de fois
plus faible que le champ magnétique
terrestre)
** Stimulation magnétique transcrânienne;
stimulation électrique
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Robert
Larsonneur
Enseignant certifié en PNL |
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